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fort approuvé cette action. Je nedoutai nullement qu'il ne préparât le même sort à Munichow. Cela me fitfrémir; j'en prévoyois les suites les plus affreuses, et je ruminoisdéjà dans ma tête, comment on le tireroit de ce mauvais pas, lorsque leMargrave entra. Il me fit un accueil très-obligeant. J'étois fortaltérée, mais comme nous devions souper, je ne lui parlai de rien. doudoune moncler femme
Ausortir de table je m'approchai de lui, Votre Altesse, lui dis-je, asujet d'être fâchée de la violence que Munichow vient de commettre;j'avoue, que son procédé est inexcusable et qu'il mérite l'indignationde Votre Altesse; le prince héréditaire l'en a fort réprimandé et lecondamne autant que moi, mais comme sa détention pourroit me causerbeaucoup de chagrin de la part du roi, qui prendra cette affaire fort àcoeur, je supplie Votre Altesse de le faire relâcher en maconsidération; c'est la première grâce que je Lui demande, et je suispersuadée qu'Elle ne me la refusera pas. Il m'écouta d'un grand sangfroid, puis prenant un ton de souverain: Votre Altesse royale, medit-il, me demande toujours des grâces que je ne puis lui accorder; lefait est atroce; l'homme qu'on a enlevé est un prêtre catholique, on l'agarrotté et traité de la façon la plus cruelle, et cela, pour ainsi,dire, en ma présence; outre les affaires que cela me fera avec l'évêquede Bamberg, je ne puis souffrir qu'on manque de cette façon au respectqui m'est dû, et à l'autorité que Dieu m'a mise en main; tant que jevivrai, je ne souffrirai jamais de pareilles violences dans mon pays, etsi mon fils y avoit part, je souhaiterois qu'il ne fût jamais né, ouqu'il fût crevé au berceau; je suis le maître ici, et je saurai faireconnoître à tous ceux qui veulent se mêler d'agir contre mon autorité,que je suis tel. Je crois, lui dis-je, Monseigneur, que personne n'endoute, et je serois au désespoir, si Votre Altesse s'imaginoit que leprince héréditaire ait eu part à toute cette affaire. Je ne le crois pasnon plus, Madame, mais mon fils auroit mieux fait de m'avertir lui-mêmede tout ceci; je crois cependant que Munichow lui aura rapporté leschoses différemment. Cela est vrai, lui dis-je, mais si j'osois ajouterun mot? Vous pouvez dire ce qu'il vous plaira, Madame. Eh bien donc,repris-je, que Votre Altesse fasse succéder la clémence à la justice, etqu'Elle se contente de la satisfaction qu'Elle s'est donné en faisantarrêter Munichow, qu'Elle le fasse relâcher demain, et le princehéréditaire le fera partir sur-le-champ; c'est un favori de mon frère,il lui a des obligations à lui et à toute sa famille, et il seratrès-reconnoissant s'il apprend que Votre Altesse a eu la considérationde le relâcher en faveur des services qu'il lui a rendus. Je supplieVotre Altesse royale de ne plus me parler sur ce sujet, je dois savoirce que j'ai à faire et je lui souhaite le bon soir. http://www.soldemoncler2014.com À ces mots il sortitet me laissa stupéfaite.Le prince héréditaire me trouva encore toute altérée de ce beaudiscours. Nous jugeâmes tous les deux que l'affaire devenoit sérieuse.Le prince héréditaire étoit dans une colère terrible contre son père; jen'étois pas moins animée contre lui. Le Margrave avoit raison deressentir le manque de respect qu'on avoit eu pour lui, mais il auroitpu s'y prendre d'une autre façon, en parler à son fils, faire arrêterl'officier et m'accorder ensuite son élargissement; mais la faussetéavec laquelle il en agissoit, étoit inexcusable, et découvroitsuffisamment les sentimens de son coeur, qui ne nous étoient rien moinsque favorables. Munichow fut examiné dans les formes. Il nia qu'il eûtfait maltraiter l'homme en question, et protesta qu'il avoit ignoré soncaractère de prêtre, cet homme n'en ayant pas porté les habits. doudoune moncler


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