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On a parlé de dictature; on a vu que cette calomniene faisait pas fortune; en conséquence, on veut faire mouvoir un autreressort: on veut nous appeler la faction orléaniste. Le but desBrissotins est d'anéantir le peuple en faisant alliance avec un tyran,quel qu'il soit. Cette observation peut répandre quelques lumières.Quant à moi, j'avais depuis longtemps le projet de demander l'exild'Egalité et de tous les Bourbons; et cette demande n'est pointinhumaine comme on vous l'a dit, car ils peuvent se réfugier à Londres,et la nation peut pourvoir d'une manière honorable à la subsistance dela famille exilée. Ils n'ont point démérité de la patrie; leurexclusion n'est point une peine, mais une mesure de sûreté, et si lesmembres de cette famille aiment, non pas les Brissotins, mais lesvéritables principes, ils s'honoreront de cet exil, car il est toujourshonorable de servir la cause de la liberté; car son exil ne dureraitsûrement que pendant les dangers de la patrie, et elle serait rappeléelorsque la liberté aurait été raffermie.Actuellement voici les dangers de la motion de Louvet. Le but de cettemotion est de chasser de la . bonnet moncler homme
Convention les meilleurs patriotes; caraprès avoir chassé Egalité, on voudra encore en chasser d'autres; etlorsqu'ils auront empoisonné l'opinion publique, ils leur sera facilede faire renvoyer les vrais patriotes et les vrais amis du peuple,jusqu'à ce qu'ils restent seuls maîtres du champ de bataille. Déjà ilsont posé en principe que dès qu'une fois le nom d'un homme pouvaitalarmer ses concitoyens, on pouvait le chasser par la voie del'ostracisme. Bois-Guyon a soutenu ces principes dans la Chronique deParis, Louvet les a développés dans ses libelles contre moi; mais, jele déclare, toutes ces raisons ne doivent point nous empêcher de voterpour les principes de Buzot; je déclare que si les conséquences de cesprincipes pouvaient s'appliquer un jour contre les amis de la liberté,contre moi-même, je m'y soumettrais avec joie, et je consentiraisvolontiers à un exil pour le bien de ma patrie; je vivrais heureux danscet honorable exil, pourvu que je pusse y trouver un asile obscurcontre les: persécutions des Brissotins.J'invite donc mes collègues à voter pour le projet de décret présentépar Buzot; je les invite en même temps à s'opposer aux conséquences queles Brissotins veulent en tirer contre les meilleurs amis du peuple. Maximilien Robespierre (1758-1794), Discours sur la nécessitéd'instituer un pouvoir plus unitaire et plus actif que celui du conseilexécutif, prononcé à la Convention nationale le 30 mars 1793 (30 mars1793)Je demande à parler sur les nouvelles des armées. Citoyens, lesnouveaux événements dont vous venez de recevoir la nouvelle ne doiventpas nous étonner. Pour moi, je suis loin de me décourager de la marcherétrograde de notre armée. doudoune femme moncler pas cher Quelque affligeant qu'il soit de voir lescourageux Liégeois abandonnés à la merci des tyrans dont nous les avonsdélivrés, il n'est pas pour des hommes de revers réels. Nous irons àl'ennemi, nous terrasserons encore une fois les tyrans qui veulentattenter à notre liberté. Mais il faut que l'ardeur guerrière desdéfenseurs de la patrie soit secondée par la sagesse et le courage desreprésentants de la nation. Pour moi, j'avoue que mes notions enpolitique ne ressemblent en rien à celles de beaucoup d'hommes. Oncroit avoir tout fait en ordonnant qu'il serait fait un recrutementdans toutes les parties de la république, et moi je pense qu'il fautencore un régulateur fidèle et uniforme de tous les mouvements de larévolution. Je ne doute pas du courage de nos soldats, personne ne doiten douter; mais comment veut-on que cette ardeur se soutienne, si lessoldats voient à leur tête des chefs coupables et impunis? Je ne voispas que l'on se soit encore occupé de tel officier, dont la trahisonn'a été justifiée par personne. Vous avez entendu vos commissaires vousdire que, lors de la dernière action, la plupart des officiers avaientabandonné leur poste. parka homme moncler
Vous avez entendu vous dénoncer celui qui a dit àDumouriez: "Je n'aime pas la république, mais je combattrai pour vous."Vous avez entendu vous dénoncer celui qui disait: "Si la neutralitévenait à être rompue entre la France et l'électeur palatin, il nefaudrait pas me laisser dans cette armée, car, sujet de l'électeur, jene pourrais répondre de moi." Stengel, enfin, est convaincu detrahison, et le décret d'accusation n'est pas encore porté contre lui!Quels succès pouvons-nous attendre, si nous pardonnons de pareilsattentats? Quant à Dumouriez, j'ai confiance en lui, par cette raisonqu'il y a trois mois il voulut entrer dans la Hollande, et que, s'ileût exécuté ce plan, la révolution était faite en Angleterre, la nationserait sauvée et la liberté établie.Dumouriez n'a eu jusqu'ici que des succès brillants, et qui ne me sontpas à moi une caution suffisante pour prononcer sur lui. Mais j'aiconfiance en lui, parce que son intérêt personnel, l'intérêt de sagloire même est attaché au succès de nos armes; mais n'est-il pasprouvé que, dans l'affaire d'Aix-la-Chapelle, la république a ététrahie par des officiers qui n'étaient pas à leur poste, par ceuxsurtout qui se font rendus coupables de faits dénoncés par voscommissaires? Je demande enfin que Stengel soit mis en étatd'accusation; s'il a fui, que ses biens soient confisqués, et que laconduite des autres officiers soit examinée.Ce n'est pas assez d'attacher ses regards sur un fait isolé, sur unindividu. En examinant l'ensemble, la marche de la révolution, outrouve que la même cause enfante tous nos maux; je veux direl'indulgence coupable que l'on a toujours eue pour les ennemis du bienpublic.


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