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Ces amoureuses ne ressemblent point à celles de George Sand, qui sont,en général, de tempérament sanguin, ni à celles de Balzac, qui sontplutôt des «cérébrales». Les femmes de M. Octave Feuillet sont desnerveuses. Étranges, capricieuses, se connaissant mal elles-mêmes,elles vont, d'une marche inégale et folle, jusqu'au bout de leurpassion. Elles effrayent et elles attirent, et, comme elles cachentune âme démente, mue par des forces aveugles et irrésistibles, dansdes corps délicieux de patriciennes, elles sont à la fois redoutableset charmantes. Elles ont toutes ceci de commun, qu'elles procèdent parà-coups, sous l'impulsion subite d'un sentiment ou d'un désir plusfort qu'elles, si bien que leur conduite a presque toujours quelquechose de décousu et d'incohérent, et que souvent le lien échappe entreleurs démarches successives. Elles ont la parole brève, hardie,directe et comme involontaire. oculos de grau oakley masculino
Elles ne sont ni tendres ni mêmesentimentales. Elles sont extrêmement sensuelles, quelquefois sans lesavoir. Elles subissent profondément les influences de la température:elles s'abandonnent plus volontiers les jours d'orage. Quand ellesont rencontré l'homme qu'elles doivent aimer, elles passentgénéralement par trois phases principales. Elles éprouvent d'abord àson endroit une sorte d'antipathie et de peur physique, comme si ellepressentaient vaguement qu'elles lui appartiendront tout entières etqu'elles souffriront par lui dans leur chair et dans leur coeur. Puisle désir s'allume en elles, et elles dardent alors sur l'homme, commeune arme mortelle, une coquetterie agressive, insolente, haletante,diabolique. Vient enfin la période soit de l'abandon complet etfurieux, soit du désespoir et du suicide. oculos oakley dispatch --Quoi! ces jolis monstresdans le «Musset des familles»?--Je vous assure qu'ils y sont. Je suismoi-même étonné que les traits communs à ces aimables créatures,ramassés avec scrupule, finissent par composer un petit animal aussiinquiétant. Mais est-ce ma faute si le plus aristocratique desromanciers est aussi un peintre de femmes des plus audacieux, jedirais presque des plus brutaux, en dépit de la parfaite politesse etdes grâces de sa forme?Notez, du reste, qu'aucune de ces femmes ne pourrait guère êtredéfinie plus longuement que je n'ai fait; qu'aucune, par exemple, nefournirait matière à une analyse comme celle que peuvent supporter MmeBovary ou Mme de Raynal. Le charme des amoureuses de M. OctaveFeuillet est dans leur étrangeté, et leur étrangeté vient de cequ'elles nous sont très peu expliquées. Et ce n'est point certes unreproche que je lui adresse. Il n'y a point de psychologie desnévrosées, et ce sont bien des névrosées que nous présente M. oculos sol oakley
OctaveFeuillet--des hystériques, dirait quelque mal appris. Seulement iln'étale pas leur cas pathologique, comme l'ont fait des romanciersd'une autre école. Ce sont des névropathes décentes et d'une éléganceirréprochable. Et c'est pourquoi elles se ressemblent si fort. Commeelles n'ont que des apparences d'âmes dans leurs corps de jeunespossédées, comme elles ne sont presque jamais poussées que par ladétente de leurs nerfs, on ne saurait dire qu'elles soient bonnes oumauvaises. Elles diffèrent d'âge, de situation et d'éducation; il y ena qui meurent, il y en a qui se tuent et d'autres qui tuent ou quitueraient; mais, malgré la diversité des dénouements, on a cetteimpression que la petite comtesse qui meurt après la souillure est lamême femme que Julia de Trécoeur qui se tue avant; que Julia est à sontour la même femme que Mme de Campvallon, qui demeure triomphante dansson crime, et que Mme de Maurescamp ou Mme d'Hermany, c'est encore Mmede Campvallon. Ce sont des êtres mystérieux tout pleins d'inconnu,dont on peut tout attendre et dont on ne sait jamais au juste ce quiva sortir.


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